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Dans l’impossibilité de placer un soldat derrière chaque citoyen pour garantir sa sécurité, la seule option crédible et durable reste celle -incontournable- de renforcer tous les mécanismes du VIVRE ENSEMBLE, malgré toutes différences. La mobilisation autour de l'’initiative africaine d’une pédagogie culturelle de la paix par le dialogue et l’action commune de développement devient assurance de salut public. ALBERT TÉVOÉDJRÈ (Frère Melchior) Bénin
 

 


Tout est grâce. Le symposium sur l’initiative africaine pour l’éducation à la paix et au développement par le dialogue interreligieux et interculturel se tiendra du 26 au 28 mai prochain à Cotonou, avec la présence d’éminentes personnalités intellectuelles, religieuses et politiques du continent et du monde. Pendant trois jours le Bénin sera le carrefour du monde pour le dialogue interreligieux et interculturel, à un moment où plusieurs contrées du monde résonnent des douleurs des Nations et des peuples entiers, face à des conflits à connotation politico-religieuse.

Une souffrance d’une telle ampleur que le Pape François est sorti de sa réserve pour éveiller la conscience des Etats et de la communauté internationale sur l’inhumanité de ces barbaries que la croyance ne justifie point. Mais pour le professeur Albert Tévoèdjrè, fondateur de cette initiative inédite, soutenue par des institutions internationales, les églises africaines, les communautés musulmanes d’Afrique et du monde, rien ne réussit qui ne soit d’inspiration spirituelle et divine. Des événements, des hommes et leurs parcours ont contribué à l’aboutissement de ce projet qui a l’ambition d’offrir à la communauté des hommes, le cadre et le mécanisme qui permettent de prévenir, mais aussi de régler, les conflits à connotation religieuse, dans un souci d’éduquer et de former à la paix. En sachant qu’il ne saurait y avoir de paix, sans le développement harmonieux des sociétés et des Nations.

Des parcours, des hommes et des signes…at2

Pour Albert Tévoèdjrè, c’est aussi l’aboutissement d’un parcours dans le long cheminement de l’expérience de la vie et des hommes. Des sommets du Bureau international du Travail à Genève en passant par un parcours politique, des moins anodins au Bénin, une initiative de création et d’installation de la fonction de Médiateur de la République et son animation sur le continent, pour entamer un nouvel itinéraire spirituel au service de la communauté, pour cultiver la paix et le développement humain durable, ce symposium est aussi celui du fruit de la transformation de ce Béninois, dont le génie créateur n’est jamais en panne de réflexion et d’action. Comme le dit lui-même, la conscience des hommes doit être en action pour transformer le monde ; en bien.

Sur ce parcours, une personnalité de même acabit, dont le Bénin souffre de la disparition pour le grand héritage intellectuel, culturel et spirituel qu’il constitue : il s’agit du grand écrivain aux œuvres retentissantes : Jean Pliya qui vient de tirer sa révérence. Des destins communs lient l’amitié des deux hommes depuis des décennies du cursus scolaire à la même vision, de la vie chrétienne et catholique. C’est donc tout naturellement que le destin a réuni les deux hommes pour conduire cette initiative. Jean Pliya devrait faire une conférence inaugurale sur le symposium et sa contribution aurait été comme toujours d’une grande élévation, sur le chemin de l’appel au dialogue entre les hommes pour la paix au-delà des différences de croyance et de culture. Est-ce un signe ? L’écrivain devrait être accompagné en sa dernière demeure le 27 mai, vers la fin du symposium comme si tout cela était écrit, entouré certainement de toutes ces grandes sommités.

Un signe, c’est celui de la date fixée, qui est restée immuable, malgré les perturbations sociopolitiques que le pays a connues, en début de ce mois, avec fort heureusement une accalmie qui dure toujours. Signe de paix s’il en est.
Autre signe : le 25 mai, veille de l’ouverture, correspond à la date à laquelle, il y a un an, le Saint Père réunissait au Vatican le président Palestinien Mahmoud Abbas et Simon Peres pour planter un arbre de la paix… Autant de signes qui ne peuvent augurer que de la bonne tenue de ce symposium dont la communauté internationale attend des idées novatrices pour la préservation de la paix ; d’autant que selon le professeur Tévoèdjrè, il serait question à travers le Manifeste qui sortira de cette rencontre, de créer un Réseau de parlementaires africains pour l’éducation à la paix et au développement par le dialogue interreligieux et interculturel ; afin que chaque pays puisse inscrire dans son budget national,une ligne pour financer la promotion du dialogue interreligieux.


Junior Fatongninougbo(La presse du jour-27 mai 2015)

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